Vo/ Adzinukuzan 2026: *Une commission Ad-hoc mal partie*!

Vo / Adzinukuzan 2026 :

*Une commission Ad-hoc mal partie*!

Annoncée par ses initiateurs comme le point de départ des préparatifs du 40e anniversaire de Adzinukuzan, la journée de réflexion du 20 mars 2026 à Vogan aura finalement laissé un goût d’inachevé. Entre attentes élevées et résultats décevants, cette rencontre censée fédérer les énergies s’est soldée par une profonde désillusion.

Ce qui devait être, selon les initiateurs, un cadre de concertation apaisé s’est transformé en une succession d’échanges tendus, révélant des fractures latentes. Incompréhensions, divergences de lecture et absence de consensus ont conduit à une impasse, loin de l’objectif initial d’une démarche inclusive et respectueuse des textes régissant Adzinukuzan.

Aux origines d’une crise incomprise

La genèse de ce malaise remonte à la mise en place d’une commission ad hoc chargée de revisiter les textes et de conduire à l’élection d’un nouveau comité d’organisation. Une initiative qui suscite de vives interrogations, dans un contexte où un bureau en cours de mandat continue d’assurer ses fonctions avec régularité.

Quelques jours auparavant, ce même comité présentait son rapport d’activités et son bilan financier de la 39e édition, un exercice salué par de nombreux acteurs de la préfecture pour sa transparence et les résultats obtenus.

Dès lors, une interrogation majeure s’impose : pourquoi engager une telle dynamique de remplacement en l’absence de crise avérée ?
Pourquoi créer une nouvelle structure au risque de fragiliser une organisation qui a fait ses preuves ces dernières années ?

Des débats houleux, un malaise profond

Réunis dans la grande salle de la mairie de Vogan, les participants ont assisté à des échanges particulièrement vifs. Le climat, loin d’être serein, a mis en évidence des tensions profondes et une difficulté manifeste à converger vers une position commune.

L’intervention salutaire du sénateur Alogno

Dans cette atmosphère électrique, l’intervention du sénateur Alognon a été perçue comme un véritable moment d’apaisement. Par son sens de la mesure et son attachement aux valeurs de dialogue, il a su recadrer les échanges, appeler à la responsabilité collective et rappeler l’importance du respect des règles établies.

Face aux dérives constatées et aux tentatives de crispation, sa prise de parole a contribué à ramener un minimum de sérénité dans les débats, évitant ainsi une escalade qui aurait pu compromettre davantage la cohésion entre les acteurs.

Des responsabilités qui interpellent

Plusieurs observateurs n’ont pas manqué de relever certains écarts dans la conduite des discussions, appelant les Chefs traditionnels à davantage de hauteur et de retenue, conformément à leur rôle de garantes des équilibres sociaux.

Dans ce climat déjà tendu, la position du préfet Kokou  Leguede suscite également des interrogations. En maintenant son soutien à la commission ad hoc mise en place, et en lui confiant la perspective d’organiser la 40e édition, l’autorité administrative prend une orientation qui ne fait pas l’unanimité.

Par ailleurs, l’implication de Monsieur Atchon Kodjo continue de faire débat. Présenté à l’origine comme une personne ressource censée apporter expertise et appui technique, il apparaît, aux yeux de nombreux observateurs, comme l’un des principaux artisans — voire l’un des cerveaux — de la dynamique ayant conduit à la mise en place du comité ad hoc.

Ce positionnement, en décalage avec le rôle attendu d’un facilitateur neutre, interroge et alimente les critiques sur une démarche perçue comme insuffisamment transparente et peu inclusive.

Cette situation soulève une question de fond : comment articuler l’action d’une commission ad hoc avec celle d’un comité encore en fonction, sans créer de confusion ni fragiliser les bases réglementaires de l’événement ?

Une alerte à prendre au sérieux

À quelques mois d’un anniversaire hautement symbolique, la situation actuelle appelle à une prise de conscience collective. Adzinukuzan ne saurait être fragilisé par des divergences mal arbitrées ou des décisions insuffisamment consensuelles.

Il devient impératif que les cadres, les autorités administratives et traditionnelles, ainsi que l’ensemble des acteurs impliqués, privilégient le dialogue, le respect des textes et l’intérêt supérieur de la communauté.

Faute de quoi, le 40e anniversaire, censé être un moment de rassemblement et de fierté, pourrait s’ouvrir dans un climat de tensions, au détriment de l’unité des fils et filles de la préfecture de Vo.

La RédactionPublished from Blogger Prime Android App

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Togo/ Phosphate Carbonaté: Luc Adeti lance un cri d'alarme et crache ses quatre vérités!

Togo/ Pénurie d'eau dans le Yoto: Un SOS de l'ev Dzogbema koffi Emmanuel en faveur de kouvé!

Vo3/ Élections des maires et adjoints: Kloutsè Yao Elom, désormais aux commandes!